À La Roche-sur-Foron, le logement n’est plus un simple sujet technique. C’est une urgence. Une réalité vécue chaque jour par les habitants.
Notre commune compte environ 5 400 logements, majoritairement des appartements. Mais derrière ce chiffre, la tension est bien réelle.
Nous sommes en zone tendue. L’offre est insuffisante. Les prix sont élevés. Et se loger devient de plus en plus difficile, que l’on soit jeune actif, famille, senior ou professionnel essentiel.
Aujourd’hui, le logement social représente environ 22 % du parc. La loi impose 25 % à 30%.
Chaque année, la commune est pénalisée parce que le quota légal de logements sociaux n’est pas atteint. Un non-sens, quand ces moyens pourraient être investis directement au service des habitants.
Ce manque touche celles et ceux qui font vivre le territoire : soignants, enseignants, agents publics, forces de sécurité. Des professionnels indispensables, qui peinent pourtant à se loger près de leur lieu de travail.
Autre réalité trop souvent ignorée : l’état du parc existant. De nombreuses copropriétés sont anciennes et énergivores. Les charges augmentent. La précarité énergétique progresse.
Les logements communaux ne sont pas épargnés. Poste, Champully, ancienne école des garçons, l’immeuble Mallinjoud : ces bâtiments nécessitent une rénovation sérieuse, pour offrir des logements dignes, confortables et économes en énergie.
Face à cela, le projet de 560 logements au-dessus de la gare, zone Tex, interroge. Par son ampleur. Par son impact. Par sa compatibilité avec les capacités réelles de notre commune.
Construire, Oui. Construire sans maîtrise, NON.
Nous croyons à une autre voie. Maîtriser la croissance du logement. Améliorer l’existant. Développer le logement social, intermédiaire et l’accession abordable. Et permettre aux professions essentielles de vivre là où elles travaillent.
Le logement n’est pas un produit comme un autre. C’est un droit fondamental. La base de la stabilité, de l’emploi, de la vie familiale et du lien social.
À La Roche-sur-Foron, il est temps de reprendre la main. Avec lucidité. Avec humanité. Et avec une vision claire pour l’avenir.

